12 décembre 2009 à 23:39
The Rise and Fall of Procrastination and the Homeworks from Mars.
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Par les temps qui courent, un peu de Camus me semble judicieux. Quelques extraits de La Chute.
"Chacun exige d'être innocent, à tout prix, même si, pour cela, il faut accuser le genre humain et le ciel. (...) Nous ne pouvons affirmer l'innocence de personne, tandis que nous pouvons affirmer à coup sûr la culpabilité de tous. Chaque homme témoigne du crime de tous les autres, voilà ma foi et mon espérance."
Are shut like I'm blind
Turn to you and listening and tryin'
To be in your mind
There's a feeling that I get
When I look to the west
'Bout having all the answers
Still failing the test
Wolf packs and convoys and
Captains and men
Surprised in translation
World without end
Welcome back to real life
The picture is gone
Put a contra ct out on things that go on and on
How do you stay where
You most want to be?
Where'd you get the patience
Did it come easily?
ahhhhhh
ahhhhhh
ahhhhhh
On whose authority
I have none over me
On whose authority
There's none that I can see
On whose authority
I have none over me
On whose authority
No one speaks to me
On whose authority
I have none over me ...
ahhhhhhh
All the tales with paper heroes
The ones who dyed the sun
And called it yellow
The ones who make you run
On whose authority
I have none over me
On whose authority
There's none that I can see
On whose authority
I have none over me
On whose authority
None that' speaks to me
On whose authority
I have none over me ...
Premières gelées de velours
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Ca y'est je crois avoir enfin saisi une des petites habitudes du quotidien que j'überquiphe : traîner tard dans la nuit, attendre que tout le monde soit couché, et pouvoir ainsi être seule dans un nouvel univers calme et sombre, étendu dans une bulle spirituelle infini. Bon pour le petit délire vaudou, c'est fait. Mais rester seul éveille, la nuit, à sa fenêtre, une clope au bec avec une musique bien planante en fond sonore est carrément une des expériences les plus transcendantales du quotidien. C'est encore mieux après un bon film de circonstance ou une super série. A ouais, par contre, à ne pas oublier : chocolat chaud ou cappuccino avec trop de cacao pour saupoudrer voir pour certaines nuits, café serré. Certains méditent à propos de leur vie aux chiottes, perso je trouve ça plus glamour la nuit à sa fenêtre.
Et justement en ce moment m'accompagnent dans mes rêveries divers groupes de la nébuleuse neo-folk, de fleet foxes à bat for lashes. Mais ceux qui ces derniers temps ont retenu mon attention sont les XX venus de Londres. Putain que ce groupe arrive au bon moment pour remettre un peu de noir, de velours et de chuchotements coquins face à cette stupide tendance de retour à l'optimisme. Et pour la première fois depuis longtemps avec eux on réussit enfin à mélanger coldwave, folk et pop dans des mélodies toutes simple. Leur rock aérien, timide, désabusé, géométrique et spatiale amène vraiment quelquechose de nouveau. Oui, leur musique semble dessiner à travers de lents tempos, peu d'effets, des successions de notes claires, assez simples, construites sur le même rythme et avec des motifs qui se répètent des figures géométriques qui s'entremêlent et se démêle sans cesse. De plus avec des titres comme "Basic Spaces", "Islands" et "Heart Skipped a Beat", leur rock semble explorer l'espace plus que le temps en se situant dans un présent infini et infiniment complexe au-dessus duquel le groupe tente de planer.
Mais si j'ai choisi de parler d'eux c'est aussi parce qu'ils viennent de déclarer la seconde guerre froide au rock. Cependant à travers cette fois, une musique débarrassée des oripeaux du punk, totalement planante. Bref à des années lumières et en même temps tellement proche des Moldy Peaches. En tout cas la question est désormais de savoir s'ils vont contribuer à l'émergence d'une nouvelle scène après le néo-rock des années 2000 avec les Strokes, les White Stripes, les Kills. Peut-être est-ce aujourd'hui au tour d'une vague plus psyché ou électro avec School of Seven Bells, MGMT, Passion Pit, The XX, Bat for Lashes, Fleet Foxes. En même temps, on s'en fout un peu.
11 décembre 2009 à 04:01
Spliff and tea, lose is total hype.
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"Tu sais ce que je fais quand je me sens trop bête ? Je fais un bruit où un truc de ce genre que personne n'a jamais osé et qu'on avait jamais vu et de cette façon, je suis sûre de redevenir unique, même si c'est qu'un instant."
Parce qu'après des mois à se persuader qu'on n'est qu'un looser et avoir ingurgité les 9 saisons de Scrubs en 1 mois, l'aboutissement logique est 1. devenir fan de Zach Braff 2. se remater Garden State 3. refuser toute tentative de socialisation extrême. Je révèle du coup ici mon addiction récente à Scrubs qui entre le (trop) cynique à la limite du répétitif Dr House et le (beaucoup) trop nian nian Seattle Grace Hospital offre une alternative vraiment intéressante. En effet, ce qui est intéressant c'est que cette série ne se perd pas dans des explications de médecine totalement alambiqués. Ca reste humain avec des personnages certes stéréotypés puisque la série est un sitcom mais qui évoluent fortement au fil des épisodes et des saisons. Mais justement ces épisodes courts engendrent un style plus incisif, plus percutants avec des dialogues absolument géniaux comme les tirades de Cox. L'humour très importants se renouvelle aussi sans cesse malgré l'importance d'un certain comique de répétition. Ouais, Scrubs c'est avant tout un style bien particulier toujours second degré et qui ne se prend jamais au sérieux. Cool, plus tard je pourrai bosser dans la pub.
Bon donc pour revenir à Garden State. Putain que ce film fait office de catharsis parfois tout en nous renvoyant à notre paumitude universellement partagée. C'est marrant en tout cas ce sentiment d'observer en un certain sens son existence dans un film. Bon en fait j'avoue j'avais rien prévu et j'écris ces quelques bribes après avoir (enfin) réussi à télécharger Garden State au lieu de bosser comme je suis supposé le faire. Dangereuse obsession que préférer se remplir d'émotions et déprimer devant un film plutôt que se remplir le cerveau.
Bon et je mets des images pour faire jolie, ça fait genre blog de parlote sérieux de type genre-intello bobo. Donc la première image, on va dire que c'est le plan classique qu'on retient du film. L'image classique du pauvre type totalement dans le décor. Yeah vive Aldous Huxley qui hante le film jusqu'au retour final fracassant de Nietzsch genre super-héros foudroyant qui fracasse tout, en hurlant que la vie est une salope de ce putain de bordel du film - oui,pour ceux qui n'ont pas compris, "l'hôtel" est un bordel - mais que c'est mieux que rien. mmmmmh on aime le pseudo-commentaire de film pseudo-philosophique de comptoir. Film générationel, ça j'en sais trop rien par contre. Peut-être lui a-t-il manqué le succès escompté, à part ça il correspond bien à une époque. A part ça dans le genre remarques décousues ce film m'a fait penser au Lauréat pour la mise en scène, le cadrage, la loose et l'égarement du personnage hors du monde. Sauf qu'ici on est plus chez les paumés du système que chez les beaufs qui ont réussi mais raté leur vie. Et puis il y'a cette curieuse ressemblance physique et dans la jeu d"acteur entre Dustin et Zach. Mais c'est aussi le sens du détail avec la télé de Sam, pleine d'empreintes digitales et de poussière, qui peut symboliser tant de choses, ainsi que le sens de la métaphore avec ces tractopelles que l'on retrouve partout, illustrant une existence en chantier, qui m'ont fait penser, encore, au Lauréat. Or si ce dernier fut un film de sa génération, Garden State l'est tout autant. Arg je me rends compte que du coup on va croire que je cherche à déterminer si ce film est un film culte à voir ou pas pour notre pauvre génération de paumés, en fait nan, je cherchais juste un mot d'esprit pour ma dernière phrase.
Bref et sinon cette photo parce que j'ai überquiphé le jeu de regard entre les deux acteurs. Un espèce de jeu où tous deux regardent en parallèle, dans la même direction, avec Sam faisant découvrir le monde à Large à travers ses yeux. Genre mythe de la caverne revisité façon empirisme anglo-saxonnien. Et puis ils ont un tel regard de paumé genre "putain qu'est-ce qui nous attend" voir "mais qu'est-ce que c'est que ce truc" ou "mais pourquoi tu fais ça" mais qu'en même temps ça ne tombe pas dans le pseudo humour intello absurde de film de série B, que ça fait que ça reste crédible, et qu'on est un peu hypnotisé par leurs regards inquiets. Regards qui par ailleurs nous inquiètent, au sens Gidien du terme, nous pauvres spectateurs ahuris.
Bref, deux trois références pseudo-intello spéciales "j'étale ma culture avec éloquence comme à science-po" plus tard : un clip sympa pour la route. Je crois que j'ai craqué sur l'idée d'avoir un laitier de 50 piges légèrement défoncé, schizo et capable de danser avec des créatures improbables. Mais sinon ce clip existe en tout plein de versions sur youtube dont une faite par des fans en pâte à modeler et stop motion.
09 décembre 2009 à 04:25
Identité Na(z)ionale et Copenhague
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Oh mon Dieu, Cantona est vraiment le footballeur le plus tripant qui ait jamais existé. Quel personnalité passionnante avec une verve légendaire, quand même c'est le seul type qui a réussi a faire chanter la Marseillaise à un stade anglais. Et en plus c'est un sale gauchiste proche de Ken Loach et du NPA. Vous vous demandez sûrement pourquoi je parle de lui, et bien parce que j'ai overkiffé quand il a dit que l'identité Française c'était d'être révolutionnaire.
'Fin bref tout ça pour parler de l'identité nationale. En effet, pour moi le débat doit être ouvert, et non nié, dans le but de pouvoir mieux intégrer les damnés de la Terre qui frappent à notre porte. En effet il s'agit de trouver une identité nationale non excluante qui puisse garantir un vivre-ensemble. C'est-à-dire qu'il faut construire une identité nationale. Et oui car contrairement à ce que l'on pense, l'identité nationale n'existe pas. Ce concept a tout bonnement été crée au 18° siècle par les intellectuels européens qui n'étaient qu'une poignée. En effet, ces derniers cherchaient à définir des éléments susceptibles de garantir l'unité d'une population ou d'un Etat une fois le souverain chassé. C'est donc à cette époque qu'ont été crée artificiellement les identités nationales des pays d'Europe puisque ce qui comptait alors avant tout c'était la région d'où l'on venait et non le pays. Et ce qui est marrant c'est que toute ces identités ont été crées sur une même grille de critères : une langue, une histoire avec des héros fondateurs mythiques (Jeanne d'Arc, Clovis...), des paysages, des traditions, une religion... Cependant le fait que l'identité nationale soit un concept abstrait ne nous dispense pas d'en faire l'économie.
Et ce qu'on peut dire c'est que cette identité ne peut-être basée sur une hypothétique culture française, une culture liée à une langue, une religion, une histoire. En effet comment un immigré pourrait-il partager ce passé auquel il n'a pas pris part ? Non l'identité nationale défendu par l'Etat doit être politique, c'est-à-dire que ce que l'on doit proposer à l'étranger qui arrive en France c'est le partage d'un présent et d'un avenir commun régi par des règles spécifiques. On doit ainsi lui proposer le partage d'un destin politique et d'un vivre-ensemble en lui expliquant le mode de fonctionnement politico-juridique de la France en l'invitant à y participer afin qu'il se sente intégrer. C'est par exemple expliquer que la France contrairement à d'autres pays prend la question sociale au sérieux, a une organisation politique spécifique, un droit spécifique et confère une grande importance à la laïcité. Aussi au lieu de demander à des immigrés s'ils connaissent la langue, la culture, la littérature française, demandons leur plutôt d'apprendre nos institutions, informons les de leurs droits, offrons leur quelque choses, ne leur demandons pas de faire quelque chose pour nous puisque la plupart du temps ils n'ont pas choisi de venir chez nous. L'Etat doit donc défendre une politique d'ouverture et d'intégration avec une identité nationale politique. Cette politique peut aussi prendre en compte des valeurs telles que liberté, égalité et enfin ce fraternité qu'on ne retrouve nul par ailleurs comme valeur nationale qu'en France.
Toutefois à côté de cette identité nationale que devrait défendre l'Etat on peut dire qu'il peut aussi exister certaines particularités du peuple français. Par exemple ses pulsions révolutionnaires, sa capacité à se révolter et son pessimisme qui est une bonne choses au regard de l'optimisme naïf dont font preuve les anglo-saxons. En effet, en France les gens sont peut-être plus déprimés qu'ailleurs mais peut-être sont-ils simplement plus réalistes ou s'informent peut-être plus sur l'Etat du monde et de leur pays. On en voit un exemple à travers la jeunesse. Y'a-t-il une jeunesse qui s'intéresse autant à la question politique que la jeunesse française ? J'en doute quand je constate l'inculture politique des ados américain. Au moins on peut-etre fiers de ça, de cette tendance à ne pas se laisser faire jusqu'au bout.
Mais cette identité nationale est toujours hypothétique alors comment la baser sur des valeurs aussi floues et polémiques que la chrétienté, les traditions, la langue qui change sans cesse ? En revanche j'aime bien la Marseillaise dans une optique plus subversive, gaucho-révolutionnaire.
En outre finalement la culture nationale n'est-elle pas à reléguer au seconde plan au regard d'autre type de cultures comme la culture de classe (c'est ce que prônait marx avec l'internationalisme prolétarien). En effet, finalement en tant qu'étudiant, je partage beaucoup plus avec un étudiant hongrois ou même iranien qui vit au quotidien les mêmes tracas ou bonheurs que moi, qu'avec un agriculteur français du fin fond de la creuse ! Or à l'heure de la construction de l'Europe, ce sont peut-être plutôt ces identités là qu'il faut mettre en avant.
Bon et sinon le lien est tiré d'un opéra rock sur la Révolution Française, c'est trop stylé. Super gnangnan par moment avec des paroles dignes de Mozart l'opérat rauque, mais aussi avec des passages très seventies presque pinkfloydien et en plus Bashung joue Robespierre. Bref, que du bonheur.
Ah ouais et juste pour Copenhague c'était pour crier à l'arnaque mais en fait j'avais pas vraiment d'idée, je désirais juste profondément hurler à al face du monde mon pessimisme quant à un accord efficace. Et j'en ai marre de voir les trois guignols aux info que sont yann arthus-bertrand, hulot et nicolas vannier, j'en gerbe.
Ségo is back with Barack
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Bon voilà une Ségo trop hype ! En fait j'avais cet article sur le feu depuis longtemps mais ce n'était qu'une ébauche et il n'était pas tout à fait fini, donc c'est ce que j'ai tenté de faire ici (le finir). Mais bon encore une fois le manque de temps et la fatigue jouent en ma défaveur. Il fait aussi rajouter à cela le fait que dans le cas présent je n'avais pas exactement les même éléments en tête qu'au moment ou je commençai à rédiger. 'fin bref, ça peut parfois faire assez brouillon. Enfin il faut aussi que j'avoue avant toute chose qu'aujoud'hui je ne suis plus spécialement autant fan de Ségo qui semble s'isoler de plus en plus politiquement, crée des polémiques inutiles, perd ses alliés et qui malgré les bonnes propositions qu'elle avance ne fait pas les bons choix politiques.
Je vais commencer cet article par une déclaration extrêmement choquante actuellement : je quiphe Ségo. Mais pourquoi donc un type comme moi qui se prend pour un pseudo gauchiste peut-il penser que cette femme est compétente beaucoup vont penser. Comment peut-on à l’heure actuelle, après toutes ses « gaffes » considérer Zapatera comme une alternative crédible ?
Et bien il y’a plusieurs raison qui font que je continue aujourd’hui à soutenir la Madone. Tout d’abord ses soi-disant erreurs politiques où gaffes comme diront certains. Prenons la dernière en date : la double excuse consécutive envers l’Afrique puis l’Espagne (et Zapatero en particulier). Tout le monde se jette dessus, lui conseille d’aller prendre des médicaments , de se surveiller en public. Mais pourquoi un tel acharnement ? Parce que Ségo est une femme. On ne donnerait par exemple jamais de tels « conseils » à notre omniprésident. Et pourtant elle utilise les mêmes méthodes que lui. Nico est sorti du jeu politique traditionnel de la république. Il prône la rupture et cette rupture passe selon lui par une rupture des pratiques notamment en ce qui concerne la diplomatie. Sa façon de communiquer est devenu partisane or le Président de la République tentait auparavant (en apparence du moins) à se poser en arbitre au-dessus des partis. Son monde de communication agressif et hors des rè gles de la République est aussi totalement différent. Il faut donc combattre le feu par le feu comme le fait Ségo et non pas faire sa mijorée comme le fait cette conne de Martine. En faisant cela Ségo rejoint la tactique de Besancenot en beaucoup plus audible.
En gros, elle utilise un peu les mêmes méthodes que le nain mais en moins beauf, en beaucoup plus digne. Elle change aussi la façon de faire de la politique en sortant du cadre traditionnel des meetings totalement ennuyés. C’est dépassé tout ça, maintenant faut remplir des stades, faire du stand-up pour gagner. Au moins elle sait évoluer avec son temps et du même coup faire changer la pratique de la politique. Quant elle fait son Zénith que fait-elle ? Elle se rapproche directement des gens et en même temps chose inédite, elle livre sa personne mais pas de façon ostentatoire comme l’autre nous balance sa vie privée pourrave en la gueule en nous la faisant avaler comme des cuillerées d’huile de foie de morue. Non Ségo est plus subtile, elle nous dévoile par l’humour et la rhétorique ses faiblesses, ses blessures, ce qui contribue à la rendre plus humaine à ne pas faire d’elle entièrement une HomoPoliticus. Et pourtant elle n’affiche pas vulgairement sa vie privée pour autant. En un sens sa prestation au Zénith était quelque peu artistiques, avait quelquechose de subversif puisque dérangeant dans le paysage politique français si coincé dans ses habitudes.
On peut dire aussi que contrairement aux dirigeants de gauche (à part le NPA), Ségo est la seule à faire du problème de la démocratie un enjeu central. Normal puisque les caciques de la gauche n’ont pas été intérêt à avoir plus de démocratie pour ne pas perdre leurs postes. En ce sens elle se rapproche de penseurs comme Bergson ou Rousseau chez qui la démocratie ne doit pas être statique ni s’engluer dans l’institutionnalisation comme elle à tendance à le faire mais doit être un processus continu. En effet chez eux ce processus doit s’étendre à l’infini et il doit donc y avoir toujours plus de démocratie. Alors certes la démocratie direct semble difficile à atteindre mais elle doit être un idéal qui guide l’action publique en mettant par exemple en place une certaine démocratie participative comme le propose Ségo pour espérer faire évoluer les mentalités. Même si celle-ci dépendent aussi du contexte historico-technologique comme le dit Tonton Marx, on peut aussi parfois devancer le contexte. En effet, il ne faut pas nier aujourd’hui que le système représentatif va mal et engendre de l’arbitraire en permanence. De plus le problème n’est peut-être pas tant économique que démocratique. En effet, si le peuple a le sentiment d’une action directe par l’économie peut-être n’aura-t-il plus tendance à se méfier d’elle et cela pourrait engendrer un dynamisme économique libéral comme le voyait Bergson. Et cela, ça pourrait être une ambition légitime pour le PS actuellement le cul entre deux chaises ne sachant pas quoi faire de sa social-démocratie de merde ni de ses héritages marxistes. Peut-être que la solution serait de se pencher sur d’autres penseurs, voir sur ces bon vieux socialistes français. Et ça Ségo le fait, elle chercher à redéfinir la gauche de par ses racines pour trouver de nouvelles idées tout en changeant la pratique politique à gauche. En ce sens son travail de fond derrière les paillettes est véritable mais il est occulté par les médias. Et contrairement à Martine elle cherche à s’entourer d’intellectuels, de penseurs du monde contemporains. Bref elle renoue avec une certaine tradition d’intellectualisme que le PS semblait avoir perdu. Enfin, son charisme, son aura quasi-mystique feraient d’elle une leadeuse idéale.
Falling dans les bras de Jeunet.
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Parce que cette chanson s'est imprimé dans mon cerveau depuis que tu me l'as fait découvrir. Etrange quand même qu'au moment où l'on croyait s'être reconstruit petit à petit, avoir appris des leçons amers et cru avoir changé, tout s'écroule. La poupée de cire ne remplace pas la poupée de son, on recommence les mêmes erreurs et finalement on se rend compte que ce n'était qu'une belle illusion. Le temps est quand même salopement dur à doser. Mais bon, peut-être que ça donne la force nécessaire pour continuer d'avancer, ce n'est peut-être qu'une étape pour se rendre compte de la distance qu'il reste à parcourir et du changement accompli. On verra plus tard si le voyage va bien au bout de la nuit.
En attendant je m'en vais reposter des article pour tenter de faire revivre ce blog. Donc je commence par un article sur le cinémaaaa.
Yaaaa, jouissance, bonheur, réussite, j'exhulte, je crie victoire : j'ai enfin réussi à voir presque en entier la Cité des Enfants Perdus, le film le plus perturbant au monde du fait de ses acteurs, ok après Elephant Man.
Je crois qu'on ne peut que aimer ce film au style si particulier, avec ses plans assez expérimentaux, ses décors qui créent une sorte de France des années 3O revisitée à la sauce Jeunet et cette tripoté d'acteur à gueule cassée. Comme Baudelaire, avec de la boue Jeunet fait de l'or. Il transforme des personnages dignes des monstres de foire de l'époque en héros attachant même chez les méchants les plus pathétiques. Raaaah et puis qui ne peut-être ému devant Miette, enfant si déterminée devenue adulte trop vite dans une monde où les adultes déconnent et sont les véritables enfants. Une des scènes les plus marquantes de cette inversion monde adulte/enfances et d'ailleurs une des plus belles du film. C'est celle où Miette avec ses potes a réussi à sauver One en le soulevant avec une grue. Dans cette séquence les enfant se comportent comme des adultes, un allant jusqu'à taxer Miette, stéréotype de la femme amoureuse déterminée hollywoodienne, de "minette". On retrouve même l'amoureux transit face à la femme inaccessible. Ici, les enfants confrontés à la dureté du monde doivent se comporter en adulte. Mais on retrouve aussi une sorte de référence à un cinéma US populaire avec des histoires de dockers, des histoires d'amours, de personnages brisés par la vie, sauf qu'ici ce sont des enfants. Il y'a ainsi presque une référence à un certain type de cinéma ou tout du moins à certaine scènes stéréotypées du cinéma. On voit aussi là le génie de Jeunet qui fait varier ses scènes en passant d'un extrême à l'autre avec des scènes totalement barrées ou onirique comme le rêve finale de Krank. Et ce qui est intéressant c'est que finalement le rêve est peut-être plus pourri que le réel qui révèle sa beauté petit à petit. La construction du film est elle aussi géniale avec ces éléments qui ne prennent sens qu'après avoir été suivi par d'autres qui permettent de les éclairer et de leur donner toute leur signification. Mais ce qui donne une atmosphère si particulières de confusion, d'onirisme c'est peut-être aussi ce rythme lent, pesant et en même temps envoutant tant dans la succession des scènes que dans les dialogues ou la musique. Le cadrage et la lumière trouent le cul quant à eux et les acteurs sont assez époustouflant. Bon pour finir on pourrait parler du mythe de Prométhée mais j'en ai un peu la flemme et j'ai plus d'idées pour ma pseudo-critique totalement partial et réalisée sous l'emprise de la fatigue.
OMG, je vais devenir un Miette-fan.
PS : ouaip Tom c'est cette acteur qui selon moi ressemble oun poquitos à Tom Waits et qui joue dans HellBoy.
30 novembre 2009 à 00:08
I am (not) such a coward.
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Période de doutes profonds, fin des clash hardcore et de l'insouciance. Devenu juge-pénitent dans le désert une chose au moins était sûre pour Carreaux-man, on n'était pas fait pour être ensemble. C'est vrai, c'était magique, au début, mais passé la théorie de l'instant t, le big up waouw blues explosion éteins, finalement y'avait plus de braises sur lesquelles souffler. Etrange quand même d'estimer autant quelqu'un mais de savoir pertinemment que ce n'était plus possible. Heureusement on a réussi à ne pas se transformer en stupides fantasmes idéalisés. Je crois que ce qu'on aime avant tout chez quelqu'un c'est une certaine manière de traverser l'existence, de se comporter et apparemment je ne devais pas aimer assez la tienne, ni tes valeurs d'ailleurs, et toi non plus, me concernant. Heureusement une clope au bec et Janis dans les oreilles, la décision était plus aisée à prendre. Mais tout de même, je ne pensais pas en avoir le cran, cela me semblait tellement difficile et inconcevable, on se surprend soi-même parfois, surtout devant l'inconnu. Aurais-je grandis ? Est-ce la fin de mon enfermement permanent dans des cycles autodestructeurs ? suis-je plus indépendant ? Tout ça reste quand même à prouver. En tout cas même si ce fut bref, ce fut intense, tu m'as tiré du trou catin du diable. Et bien que notre jeu ne soit pas le même : no olvides que la lechuza es un depredador and that life is a bitch.
31 octobre 2009 à 16:55
Etre asocial, c'est être. Romain Gary
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Vous laissant réfléchir à ce paradoxe, tas de nouilles que vous êtes ainsi qu'à la sériosité de Gary je poste une vidz d'un putain de groupe qui fait mouiller sa mémé. Sur ce je déclare ce blog réouvert ainsi que porte-étendard de la lutte contre le cynisme IEPien : vive la naïveté, vive la dictature, vive le communisme et vive le kryptoroyalisme-écologique. Soyons fleur bleue !
Everything's always better
Whenever you're [underdressed]
And I wanted to tell you then
To try a bird's nest
And it's truth you know
Its always the issue
And when it starts getting blurry
Ones never better than two
There's a place in this world
Where people like me are found by people like you
So find a place as this forever divine
Oh yeah you're the best damn friend that I'll ever have
You'll always smile upon me when the seasons bad
You'll always make me feel best even when I'm blue
You'll always smile upon me and I'll smile upon you too
I don't know what are you now
Since everything has changed
If I did know one thing
Its me whose feeling strange
Yes everything is different
And I don't react well
The changes that come when
Your life's becoming hell
There's a place in this world
Where people like me are found by people like you
So find a place as this forever divine
Oh yeah you're the best damn friend that I'll ever have
You'll always smile upon me when the seasons bad
You'll always make me feel best even when I'm blue
You'll always smile upon me and I'll smile upon you too
Thanks to everyone for this reborn.
19 juillet 2009 à 02:20
The End
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Perte de tous courage, de toute confiance en soi, de tous ces repères qui structurent l'existence. Sentiment d'avoir tout gâché soi-même dans sa vie à tous les niveaux. Je hais ce que je suis devenu et ai peur de l'avenir. Avenir sombre, désormais incertain. La liberté fait peur, devenir adulte aussi. Etre seul, sans vraiment personne pour être compris. Se sentir minable, sans qualités. Peur de dire "Je" aussi car cela implique la réalité des choses et de devoir toutes les assumer. Mais il le faut bien. Elles étaient belles ces lucioles et ces chauve-souris de Saint-Guillaume. Une vie stupide qu'on doit malgré tout mener sérieusement ; absurdité. J'aimerais bien de la foudre super glue des cieux. En attendant il faut vivre et rencontrer des gens avec qui on fait deux. Sensation d'avoir perdu la meilleure partie de soi. Je sens toujours cette île en moi, le bien et le mal qu'elle m'a fait et réalise que finalement elle est vraiment importante. Mais c'est pas un bout de terre qui va arranger les choses. Il est tard et écrire des stupidité n'amène à rien mais tant pis je deviendrais probablement un kikoo ou un abruti maintenant. En attendant je suis libre, je vais en profiter pour grandir.
Finalement, j'avais raison.
Tellement de choses me relient à cette chanson. Muse tout simplement. Matthew is not God but Matthew is the Doctor.
17 juillet 2009 à 16:16
Rideau
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Une fenêtre sur un bateau. La nuit noire dehors, du vent. Un navire lumineux traverse l'horizon sombre de l'ouverture. Parenthèse dorée dans un voyage jusqu'au bout de la nuit. Drame tragique de la Comédie humaine. Le texte était magnifique mais la mise en scène bancale. Toutefois il faut vivre, n'importe comment mais vivre dirait Dostoïevski.
Sur ce sentiment inconnu, dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse.









