17 juillet 2010 à 03:31
Every day should be a holiday
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Summertime, if I was getting paid
For getting drunk and getting laid.
I'd grab a phone just to call you up and say
"Quit your job, cause I got it made"
19 avril 2010 à 20:13
OMG, Etienne m'inspire, serait-il ma BB ?
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ouaip c vrai que c un peu bête de pas pouvoir tous y aller ensemble mais c ke ça devrait faire moins cher si on se cotise tous pour le parking que payer le bus (je suis un radin) à méditer non mais je veux dire tu dors à Aix? j'en sais rien, j'ai rien prévu pour le moment, il faut que j'y réfléchisse mais dans le cas où un certain degré d'alcoolémie m'empêcherait de conduire, m'hébergerais-tu si j'amène un sac de couchage ? je ne sais pas, la tentation de voir ton nom dans la Provence pour illustrer un tragique accident de voiture d'un jeune est forte quand même c'est très surfait, je suis déjà passée tellement de fois dans la prvence oh mais pour ta mort quand même consécration ultime enfin je pense oui mais il faudrait trouver un moyen pour que ne soit pas abîmer mon divin visage non je hais arte ce sont des enculés de fonctionnaires pourris jusqu'à la moelle vendu au capitalisme d'Etat dans la course au profit et au pouvoir qui ne respectent pas leur vocation de service public ? oui pourquoi tant de haine, aurélien ? oui parce que ces batârds n'on mis aucun film de la rétrospective miyazaki dans arte +7 ahah je les ai sur mon ordi or jeudi soir y'a le château dans le ciel qui est un des rares miyazaki que je n'ai pas vu donc je suis deg je l'ai sur mon ordi si tu m'offres ton corps et ta dignité je te le passe hého, je m'apelle pas Jesus, moi bon ba tu l'auras pas quoique non je l'ai qu'en DVD à lyon pas sur mon ordi haha, heureusement que t'as parlé le premier alors, j'ai failli dire que t'étais parfait ouf, ma méchanceté est sauve ce soir je suis trop happy ya mononoke il est violent ouaip, c le plus violent et le plus sombre mais mon préféré juste avant nausicaä le chateau dans le ciel est un des plus beaux mais tu ne le verras pas je te hais haha rien à voir mais t'as vu l'affaire pasqua ? c juste tordant navrant lol mais y'a tout ce qu'on fait en droit constit donc c drôle la CJR, la question prioritaire de constitutionnalité... Aurel j'ai peur ton ds à la con ? 2012 ? sarko ? moi ? vicky ? la grecque ? tout ça à la fois en enlevant 2012 et Sarkozy sans oublier les tupolev, les violcans et raymond domenech ouah, je viens d'inventer un moet supra cool : violcans *un mot acquiesent biatch *aquiesce non je reste prostré dans mon angoisse hermétique à ta bétise m'en fou chui hermétique à ton angoisse je vais me pendre ouiiiiiii BiAaAtCh j'ai hâte j'ai hâte j'ai hâte pends-toi pends-toi pends-toi kill yourself now on devrait enregistrer nos conversations fb et les publier ce serait quite mythique on pourrait créer de la sorte une oeuvre universelle qui résisterait au temps, à la corruption capitaliste du monde de l'art et à la corrosion du mauvais goût des hommes oui et c'est tout ce que tu trouves à me répliquer ? je m'échine à créer un phrase dont le style sans être guindée pue la class et la connaissence lettreuse maudite et incomprise et tu me répond un misérable "oui" ?
tu n'es qu'un fieffé malotru il n'y a rien de plus difficile qu'une ligne c pas flaubert ça ? ahah en fait j'ai compris ta subtile allusion, tu tiens à ce que je publie notre profond dialogue digne de la tradition dialectique socratique sur mon blog omg, en fait ct de toi et tu te sens flatté parce que j'ai osé pensé que flaubert eût pu écrire cela non c'est pas de moi mais il ne me semble pas que ce soit Flaubert je viens d'égorger ce qui me restait de... dignit2? t'as pas un concept moins tranchant, moins cruel et surtout que je n'ai pas déjà évoqué dans notre conversation les répétitions sont l'ennemi du lettreux ce qui te restait d'intégrité? voiiilà ou de crédibilité tu n'en as jamais eu tss, bien sûr que si, moi je passe dans les médias bon jvais te laisser pour prendre une douche je pue trop cette conversation va se retrouver sur mon bleaugue prout prout good bye honey have a nice suicide time tu peux te noyer sous ta douche je rapporterai tes dernières paroles à Roxanaa ouch, faut que jtrouve un truc cool alors, digne de charles foster kane ou de malcolm mclaren sur ce je te quitte ma douce russie éternelle chousse bambi, médite bien mes derniers mots18:53Etienne
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16 janvier 2010 à 01:18
Brain Chemistry
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Haha, la génération Kikoo qui parcourt ce blog a donc besoin d'image ? Eh bien je vais vous en donner... Non, Tom, pas ce genre d'image... :p
Non en fait je voulais vous parlais d'un série géniale : Breaking Bad. J'ai découvert cet été son existence mais jusqu'à présent mon inaptitude à me servir d'internet et d'un quelconque serveur torrent m'avait empêché d'entrevoir ne serait)ce que quelques secondes de ce chef-d'oeuvre télévisuel.
L'histoire est celle d'un père de famille tout ce qu'il y'a de plus banal au premier abord (joué par l'excellent acteur qui joue le père dans Malcolm !)qui vit au Nouveau-Mexique, à Albuquerque avec une femme de dix ans plus jeune que lui et un fils ado handicapé. Il est professeur de chimie dans une école mais on comprend assez vite qu'il aurait pu avoir une immense carrière et est passée très près du Noble. On se rend aussi assez vite compte qu'il a en quelque sorte raté sa vie, il est en effet obligé de cumuler un deuxième emploi plus qu'humiliant dans une entreprise de lavage de voiture pour pouvoir vivre décemment. Il semble en outre vivre dans une sorte d'apathie, de discrétion systématique sans jamais dire ce qu'il pense et ne s'amusant jamais. Jusqu'au jour où il apprend que souffrant d'un cancer du poumon il ne lui reste que 2 ans à vivre...
Et là, en bon petit scientifique coincé qu'il a été toute sa vie il pète un câble en décidant de fabriquer de la drogue (il est un excellent chimiste) ce qui va lui attirer toutes sortes d'ennuis. Ce qui fait l'originalité de cette série, c'est qu'on pourrait penser qu'elle partirait dans une espèce d'apologie de la drogue vaguement rebelle, ou encore dans un long délire enchaînant les scènes comiques stéréotypés d'un type qui n'a plus rien à perdre et veut simplement s'éclater. Or le ton de la série est beaucoup plus grave que cela et c'est ce qui fait son originalité. En effet l'atmosphère de cette série a quelque chose d'à la fois réellement poignant et drôle en jouant sur la subtilité de registre du pathétique. les personnages, les situations nous font tour à tour rire ou pleurer. Mais notre rire est toujours jaune puisque la série n'oublie jamais la réalité plus que cruelle de la situation du héros, ce qui en fait une série plus proche du drame que de la comédie. Toute fois l'ambiguité persiste puisque tantôt on s'apitoie sur les personnages et tantôt leur malheur nous fait hurler de rire (ou alors c'est moi qui suis totalement malsain prenant mon pied devant le malheur des autres ?).
Enfin l'originalité vient aussi de la mise en scène assez différente d'une série classique mais surtout de la trame narrative et de la façon dont sont traités les personnage. En effet, dans une série classique tout est fait pour s'identifier aux différents personnages ou tout du moins aux héros. Or ici même si la situation du père émeut, on ne sent pas proche de lui, on ne se sent pas lui, et la plupart des personnages ne permettent pas un identification, une transposition de son cas à l'écran. Ils ne sont pas des personnages universels voir consensuel, chacun possède une singularité, comme dans un film. Mais ce qui rapproche cette série d'une construction cinématographique c'est aussi sa trame narrative. On y suit l'histoire presque en temps réel d'un homme (bon ok 24 l'avait déjà fait) confronté à une situation critique que je nous dévoile pas entièrement, volontairement. La série semble ainsi se dérouler dans une sorte d'urgence et former un tout avec une cohérence comme un film très long divisé en séquences d'une heure. D'ailleurs cela ressemble parfois à du Tarantino de par l'absurdité des situations et une certaine utilisation du flash-back. Bref je vous encourage à mater ce délire hyper-jouissif.
14 janvier 2010 à 23:03
Obsession(s) identitaire
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Bon, encore et toujours, je reviens sur une de mes thématiques du moment : la question de l'identité nationale. Je ne sais pas pourquoi mais cette dernière m'obsède, peut-être du fait de son actualité, des enjeux philosophiques qu'elle fait intervenir ou tout simplement parce qu'après un semestre penché sur la problématique de la culture est-on lobotomisé ? Quoi qu'il en soit, je me sens traversé par cette thématique qui le questionnent sans cesse.
Aussi commencerai-je mon article par une phrase choc d'un de mes auteurs favori malgré ses positions politiques : Céline. Rappelons tout de même qu'au début de sa carrière d'écrivain il se prétend communiste, sa xénophobie n'est que latente et perceptible seulement à travers quelques bribes de textes, il n'en est pas encore conscient et semble obéir d'une certaine façon au diktat marxiste d'internationalisme prolétarien (certes en très noir, i n'y pas chez lui d'avenir radieux et la laideur est aussi du côté des prolos). Bon et je dois l'avouer, si j'écris ce soir c'est aussi à propos de l'interview de Lilian Thuram sur Canal qui était plus qu'intéressante et démontrais une fois de plus que tous les footballeurs ne sont pas des boeufs. Mais revenons-en à nos moutons.
En effet, dès le début du Voyage au bout de la nuit Bardamu éclate et balance tout de go à son ami nationaliste "La race, ce que t'appelles comme ça, c'est seulement ce grand ramassis de miteux dans mon genre, chassieux, puceux, transis, qui ont échoué ici poursuivis par la faim, la peste, les tumeurs et le froid, venus vaincus des quatre coins du monde. Ils ne pouvaient pas aller plus loin à cause de la mer. C'est ça la France et puis c'est ça les Français." Bon outre le style plus qu'admirable et novateur ainsi que l'extrême construction du passage, qu'est-ce que cela révèle et que peut-on en tirer ? Et bien ce qu'on peut dire c'est qu'à travers cette phrase Céline révèle l'absurdité d'une quelconque identité nationale, d'une pureté originelle. Il met en évidence le métissage dont est issue la France d'aujourd'hui processus historique inéluctable que quelques lois stupides sur l'immigration ne pourront jamais arrêter puisque c'est le propre de l'Histoire que de détruire tout ce qui ne va pas en son sens. Gorbatchev l'avait d'ailleurs bien vu. Céline, écrivain plus que paradoxale développe donc ici l'idée d'une France de la batardise et du mélange. De plus, la population n'a pas ici fait exprès d'être français, il n'y pas de fierté à l'être ni de différence avec les autres pays. On fait, on est tout aussi minable humainement que les autres et la même misère, la même détresse, la même pauvreté est partagé partout. Bon, ok, il n'est pas forcément nécessaire de partager la vision d'une abîme et d'un vide absolu de toute humanité comme se plaît à le faire Louis-Ferdinand. Mais en tout cas l'idée intéressante à retenir est que finalement, peut-être que le peuple français n'a rien de si particulier et de si exceptionnel.
Je vais maintenant me pencher sur l'utilité d'un débat sur l'identité national. En effe t j'y fus tout d'abord favorable, considérant qu'il y'avait une certaine identité française à valoriser pour susciter l'adhésion à un modèle d'ouverture, de liberté, d'acceptation de l'autre et de protection sociale afin de briser le fléau du nationalisme. Je considère de plus que d'un point de vue socio-hisotrique une certaine identité française s'est construite à partir du 18ème. Mais justement-, voilà pourquoi ce débat est malvenu : laissons les scientifiques faire son travail, la définition d'une quelconque utilité ne relève pas du politique. Elle revient en premier lieu au domaine scientifique dans lequel peut ensuite piocher le politique en fonction de ses valeurs, mais bordel laissons les scientifique, les penseurs et les universitaires faire leur boulot avant de faire du populisme de bas étage.
C'est ensuite pour des raisons philosophiques que je réfute désormais ce débat. En effet, récemment Sartre a refait un retour fracassant dans ma petite cervelle. En bon existentialiste je veux désormais considérer qu'il n'y a pas d'identité fixe et figé. Il n'existe pas une quelconque essence de ce qu'est la France. Il n'y a pas de préalables à la définition d'une telle identité. Je veux nier la science et le déterminisme pour croire en la liberté et la conscience en mouvement de l'humain. En effet on peut penser, et se tromper, avec Sartre que l'existence précède l'essence. Mais je préfère encore me tromper avec Sartre qu'avoir raison avec Aron, c'est tellement plus romantique, optimiste, il y'a tellement plus de possibilité et de foi en l'avenir chez Sartre. Donc pour revenir à la question de l'identité nationale ce que je voulais dire c'est que l'identité nationale n' est pas quelque chose de figée. Elle est ce que nous en faisons à chaque instant. Il n'y a donc pas besoin de la définit puisqu'elle est mouvante et change sans cesse. C'est-à-dire que son essence est définie par son existence. Malheureusement aucun de ces balourds de l'UMP n'est capable de supporté l'insoutenable légèreté de l'être humain et de l'Etat chez qui tout doit être déterminé. On peut donc avec Sartre considérer qu'une identité nationale existe mais change en même temps qu'évolue à chaque seconde la conscience des hommes et que c'est à travers cette existence qu'elle se définit. Cela ouvre alors des possiblités de reconstruction infinies de cette notion. On pourrait ainsi par exemple faire de la France une idée, comme Rome en son temps, mais une idée de justice sociale, de liberté, d'ouverture et de culture. On pourrait aussi tout simplement abandonner le concept d'identité culturel en considérant que finalement tout culture a une vie est peut-être qu'il n'y a plus de culture véritablement française mais plutôt une culture européenne commune voir mondiale. Bref, tuons l'identité et la cultures, ces racines dans lesquelles l'Homme trébuche à chaque seconde, qui l'entravent et l'empêchent de s'élever.
Enfin cela m'amène réfuter ce débat aussi pour des raisons politiques. En effet, on peut considérer avec Marx que finalement le plus important est l'identité de classe plus que nationale. En effet, cela lui nous avons en commun une certaine oppression dûe à des responsables et à un système économique, c'est la théorie de l'internationalisme prolétarien. De plus je partage bien plus avec un étudiant iranien qu'avec un paysan de la creuse. Et non Vincent, ce n'est pas du saucissainage sociale, c'est simplement un fait scientifique : celui de l'existence d'une identité culturelle de classe. Après ce qui est de l'ordre de mon opinion politi que c'est que je considère cette identité comme plus importante que l'identité nationale. Mais en même temps ose-dire que tu te sens proche d'un paysan de la Creuse ou d'un Corse dans ta façon de vivre, cela ne veut pas dire du tout par contre que tu ne peux pas aller à leur rencontre et que tu ne penses pas les même choses qu'eux. Bien au contraire tu auras peut-être plus envie de leur parler, cela ne sépare en rien la population. Je fais simplement un constat scientifique dans le partage d'un certain mode de vie. Bref tout ça pour dire qu'il faut peut-être faire évoluer l'idée d'identité nationale pour se rendre compte finalement que l'humanité a un destin commun et que les identités nationales ne sont que du vent.
Pour terminer, même si je crois encore viscéralement en la République et en ses promesses même si elles ne sont pas toujours tenues et qu'il faille être plus que vigilant ainsi que se battre pour que celles-ci soit effectives je veux ne plus y croire. Je veux croire en un ordre supranationale capable d'englober bien plus, parce que l'humain et l'Etat ce n'est pas ce que l'on nous montre. Il y'a bien plus, il y'a de l'inattendu, de l'inventivité et du changement en nous. (putain au niveau du style ça fait vraiment kikoo cette fin, vous m'excuserez mais il est tard et les asymétries de l'information n'attendent que moi)
Oups ! j'allais oublier d'expliciter ce que j'avais amorcé à propos de Thuram. Si je m'intéresse à ce dernier ce n'est en effet pas sans raisons. Tout d'abord il vient de publier un livre sur les grands Hommes noirs qui ont fait l'Histoire. Il brosse donc les portraits de personnages tels que Toussaint Louverture, Senghor, le pharaon Kephren afin de redonner leur place à des personnages que l'on a trop souvent oublié. Mais ce qui est intéressant c'est tout d'abord qu'il ne plonge pas dans le misérabilisme ni dans le rejet puérile de la République et qu'il rappelle l'évidence selon laquelle les Noirs ne forment pas une même communauté comme l'ont fait croire les penseurs américains. Non leur seul point commun est le fait d'être... noir. Malcolm X et Marcus Garvey se sont bien trompés eux qui fantasmaient l'Afrique. Mais ce qui est intéressant dans la démarche de ce footballeur c'est qu'elle dépasse le culturalisme et marche à grand pas vers l'éducation. Aussi critique-t-il le modèle de l'enseignement français de l'histoire qu'il juge plus que trop franco-centré, ce qui est parfaitement vrai. Or ceux qui défendent ce modèle utilisent l'argument des racines et voudraient nous faire croire que le monde est trop vaste pour pouvoir tout apprendre et qu'ainsi il faudrait se concentrer sur l'essentiel, c'est-à-dire la nation. Mais peut-être que justement c'est une histoire universelle de l'Homme qu'il faudrait enseigner et couper une bonne fois pour toutes ces racines inutiles. Peut-être n'a-t-on finalement pas besoin d'apprendre en détail l'histoire de France, ses penseurs et ses auteurs. Peut-être, afin de favoriser une meilleur compréhension et l'émergence d'une culture commune, faudrait-il se pencher sur ce qui s'est fait ailleurs, et apprendre les grandes dynamiques historiques globales de l'humanité. Finalement Thuram est un vrai marxiste. Bref, il serait sage en tout cas de parfois se décentré et adopter une démarche plus comparative à l'instar de Bourdieu qu'il convient absolument de remettre au goût du jour. D'autant que Fresnet et Montessori l'avaient pressenti : non les enfants de ne sont pas des abrutis. D'ailleurs de nombreuses thèse se penchent aujourd'hui sur une initiation des enfants à la philosophie, donc pourquoi ne pas complexifier l'Histoire ? A mort la simplicité démagogue qui voudrait un retour à des pseudo fondamentaux qui n'existent pas et feraient mieux d'être supprimés ! Vive la vraie Révolution subversive structuraliste qui passera inévitablement par une simplification de l'orthographe française source d'un stupide orgueil nationaliste complètement injustifié. Apprenons plutôt aux enfant le style, le vocabulaire, la créativité, initions-les à de nouvelles matières pour les rendre toujours plus libres et toujours plus amoureux de l'apprentissage. Pour cela, je crie vive la pédagogie.
03 janvier 2010 à 00:49
Journey's End
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Ca y'est 2009 s'est achevé, 2010 commence. Plus que 2 ans à vivre selon une civilisation qu'on a entièrement détruite, en bons chrétiens, mais qu'on admire toujours par ailleurs. Cruels paradoxes de l'Histoire.
A l'heure du bilan, comment puis-je qualifier l'année écoulée ? Peut-être puis-je commencer par qualifier 2009 d'année de toutes les incertitudes, de tous les doutes, de tous les inconnus et de tous les regrets. Année des premières et des dernières fois. Année de toutes les surprises, bonnes comme mauvaises, de tous les échecs, mais aussi de toutes les réussites. Des adieux se sont réalisés comme allant de soi, de nouvelles rencontres aussi, parfois quelques peu artificielles. Des amitiés se sont consolidées, des peurs aussi, même si beaucoup se sont dissipées. 2009 encore, année de tous les risques, de toutes les déceptions, des crash en beauté, des émotions intenses. Une année riche, que j'ai pourtant la désagréable impression d'avoir traversé dans un état d'apathie et de décalage avec la réalité, un peu comme les héros de Garden State et de 500 jours ensembles, même s'il y'eut des moments plus qu'intenses.
Aussi puis-je peut-être finalement qualifier cette année comme celle de toutes les "innovations". Premier largage en beauté, première vraie désillusion, première déprime, première perte de cette étincelle qui nous pousse à avancer, première fois avec une autre fille, première fois avec une amie, première réussite à un concours, premier dépistage HIV, premier job, premiers évanouissements, premier permis raté, premiers partiels, nouveaux amis. En somme, quelques réussites, mais surtout beaucoup de déceptions. Le pire doit être sûrement cette étincelle que je ne retrouve nulle part, cette envie qui nous pousse à agir. J'espère toutefois changer et ne pas devenir un sale con, n'ayant plus de regard aiguisé pour veiller sur moi. Pourtant quand je fais le bilan, tout n'est finalement pas si pourri, je me rends compte être porteur d'un héritage. J'ai changé et j'ai appris, et ironie du sort, je me suis mis à des activités que je rejetais ainsi qu'à défendre des positions que je n'acceptaient pas. Quel crétin je devais être pour agir autant par esprit de contradiction. Mais est-ce que cela a bien changé ?...
Au bout du compte, l'amertume persiste, la douleur aussi, ainsi qu'un certain désenchantement. La lumière au bout du tunnel ne se fait toujours pas sentir, et la motivation ne revient pas. Aussi se met-on minable parmi des inconnus, jusqu'à s'ouvrir le crâne, comme si cela pouvait soulager, ne serait-ce qu'un instant. Et on se rend compte, comme à chaque fois, que c'est toujours avec les mêmes qu'on se sent le mieux, et avec qui on est prêt à se laisser transporter, encore une fois, à 6h du mat'. Pourtant, ça ne suffit pas, tout ne peut être dit ni partagé, et 2 n'est qu'un nombre trop faible pour tromper la sensation de solitude et d'abandon.
Parce que Sufjan Stevens a un sens hallucinant de la mélodie et réinvente tellement la folk, ou la pop, c'est au choix. Comme la plupart des artistes d'aujourd'hui, il n'est pas cantonné à un genre, et franchit des frontières musicales. Ce qui fait sa force, ce sont donc des compositions très subtiles, à la fois légères et complexes, qui créent des univers oniriques et faussement nostalgiques, ainsi que sa capacité à être un véritable chef d'orchestre de la pop music.
28 décembre 2009 à 02:55
"I can't decide, wether you should live or die"
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AAAAAaaaaaaaaaahhhhhh !!! Doctor, tu m'as tuer ! Oh mon Marx (oui je suis athée), jouissance éternelle, saint-Lénine de la propension utilitaire, saint archange Che Guevara, cet épisode est une pure création astro-mirifique ! Il faut que je redescende sur terre, vu que désormais seule règne la race du Maître mais, putain, je n'ai pas pu m'endormir après cet épisode de la déraison ultime. Nan mais sérieux, le délire mégalo, l'esthétique clodo-punk, la narration, le cadrage, tout est parfait dans cet épisode. Et que celui qui a pu penser que pour sa dernière le réalisateur ne pouvait proposer une nouvelle prouesse scénaristique se dénonce. L'idée de faire revivre les Seigneurs du Temps non comme un accomplissement de la quête du Docteur mais comme une menace est tellement, mais tellement puissante. Avec un Doctor désespéré, au bout du rouleau, romantique, combattant, qui perd la raison, un Maître plus timbré que jamais, un vieux mystérieux les personnages sont décidément plus que colorés tout en étant incarné par des acteurs au sommet de leur forme. Décidément cette série reste LA série la plus palpitante tant au niveau de la narration complètement loufoque mais tellement cohérente, que de la complexité des personnages, que des dialogues ou encore des thèmes abordées. Plus qu'une série d'aventure, le Doctor révolutionne tout, fonce à travers le temps comme un steampunk surchauffé, comme une cocotte minute qui va enfin exploser dans un pure délire spatio-pop.
Toute cette aventure donne du coup envie d'être matée affalé sur un canapé en adoptant la perfect attitude de Marilyn.
Bon et sinon j'ai enfin réussi à voir Bowling For Columbine grâce à nos chers parlementaires et leur chaîne si palpitante. Même si généralement je n'apprécie pas Michael Moore du fait de ses méthodes sentimentalistes typiquement US, pour sa mensongerie qui dessert parfois les causes qu'il sert ou bien pour sa tendance à caricaturer, il faut reconnaître qu'ici le propos vise juste. De plus son style qui peut être si controversé fait en l'occurrence des merveilles dans ce docu et il faut reconnaître que c'est incisif, ça prend aux tripes, c'est violent et sans concessions. Y'a presque du Lafesse version docu politique dans ce que fait M.M. En tout cas il démonte parfaitement tous les préjugés qui dominent aux Etats-Unis quant à l'explication la cause de la violence qui caractérise la société US. Il montre de plus avec exactitude cette violence qui sous-tend tous les rapports sociaux. Et ce qu'il met en évidence c'est que cette violence provient de la peur permanente entretenue par les médias et notamment les show genre "Cops" qui poussent les américains à toujours plus se replier sur eux-mêmes et renforcent la peur de cet autre toujours différent, toujours plus proche et toujours si effrayant. De plus M.M met en évidence que l'Américain du fait de la très faible protection sociale est toujours inquiet pour son avenir, il vit dans la précarité. Encore une fois cela entretient une atmosphère de peur, creuset propice à la violence. Car comment expliquer la violence qui caractérise la société US autrement que par la peur ? Comment expliquer qu'il soit courant qu'un homme se batte parce qu'il s'est disputé avec un autre, que les gens se barricadent chez eux bourrés d'armes en tout genre ? L'amérique a peur en permanence, des Black, des "Voyous", des Arabes, de ses enfants, des pauvres, bref d'elle-même. En effet la peur est la seule caractéristique qui différencie la société américaine des autres. L'histoire européennes est bien plus violente que celle des USA, le modèle familiale est beaucoup plus en décomposition chez nous, la musique, les films, les h-jeu vidéos sont aussi violents chez nous. Pourtant on ne se massacre pas les uns les autres, on ne résoud pas tout par la violence. Quant à moi je rajouterais en bon freudien que les USA sont une puissance jeune qui a accédé trop tôt aux pleins pouvoirs, à la toute puissance, tout comme un enfant en plein stade sadique annale ou un ado de 14 ans. Ils n'ont pas encore la maturité nécessaire pour régler leurs problèmes internes et externes par le dialogue et la diplomatie aussi bien dans les plus hautes sphères politiques que dans le domaine de la vie quotidienne. Les USA ont en effet accédé trop tôt aux pleins pouvoir sans le recul nécessaire d'une longue histoire et restent emprunts d'une certaine mentalité de cow-boy. Mais il peut-être sont-ils en train de grandir et vont-ils enfin se soumettre à des règles, comme un adulte le ferait avec ce cher Barack, notamment les règles de droit international. Peut-être vont-ils cesser de tout voir comme un combat et de tout régler par la force.
Mais ce que souligne M.M c'est que ce qui renforce cette violence, cette peur et entraîne le taux de mortalité par balles le plus élevé au monde c'est la libre circulation des armes à feux. En effet en Europe aussi les gens pètent parfois les plombs, en Europe aussi ils ont bien souvent peur, toutefois ils n'ont pas accès à une arme et ne peuvent donc commettre l'irréparable contrairement aux USA. Ce docu a donc le mérite de souligner les 2 facteurs principaux de la violence aux USA, à savoir la peur et la vente libre d'armes. De plus M.M est un très bon journaliste qui appâte ses victimes en étant complaisante avec elle au début avant de refermer ses mâchoires d'acier et des les avaler implacablement par sa rhétorique en apparence si naïve. C'est bien monté, c'est innovant. on ne s'ennuie pas, on rit, on s'attriste, on apprend, bref le contrat est rempli.
Mais ce qui serait intéressant ce serait d'adapter un tel constat et de faire un tel docu pour expliquer la situation en France. En effet, la situation extrême dans laquelle est plongé la société US peut nous aider à comprendre notre situation. Il y'a 11500 meurtres par balles et par an aux USA. Et seulement 255 en France. Ce qui en proportion est minime puisque la population américaine fait seulement 5 fois la population française. Pourtant en Angleterre qui a la même population que la France il n'y que 67 meurtres par balles et par an. Et au Japon, qui fait 3 fois la France en terme de population seulement 39. Comment expliquer de telles différences ? La société française est-elle plus violente et si oui pourquoi ? C'est la raison pour laquelle nous avons besoin, nous aussi, d'un personnage si controversé que M.M, d'un poil à gratter qui nous empêche de nous endormir.
A part ça, son docu est réellement intéressant et dynamique avec quelques moments cultes, notamment l'interview de Manson, celle de Charlton Heston, l'excursion au Canada, la rencontre avec de vrais "freaks", le projet avorté de "corporate cops"...
Parce que sans Genesis P-Orridge il n'y aurait eu ni indus, ni électro, ni Joy Division. Ce type (où cette femme aujourd'hui) est tellement l'incarnation de la subversivité extrême qu'à côté les Sex Pistols, Jim Morrison, Brian Wilson, Hendrix, les Who, Nina Hagen et Manson passent pour des enfants de choeur. Et surtout, il a reçu avec les Throbbing Grislte l'insulte suprême de la part du Premier Ministre de Grande-Bretagne, celle de "fossoyeur de la civilisation", trop stylé.
12 décembre 2009 à 23:39
The Rise and Fall of Procrastination and the Homeworks from Mars.
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Par les temps qui courent, un peu de Camus me semble judicieux. Quelques extraits de La Chute.
"Chacun exige d'être innocent, à tout prix, même si, pour cela, il faut accuser le genre humain et le ciel. (...) Nous ne pouvons affirmer l'innocence de personne, tandis que nous pouvons affirmer à coup sûr la culpabilité de tous. Chaque homme témoigne du crime de tous les autres, voilà ma foi et mon espérance."
Are shut like I'm blind
Turn to you and listening and tryin'
To be in your mind
There's a feeling that I get
When I look to the west
'Bout having all the answers
Still failing the test
Wolf packs and convoys and
Captains and men
Surprised in translation
World without end
Welcome back to real life
The picture is gone
Put a contra ct out on things that go on and on
How do you stay where
You most want to be?
Where'd you get the patience
Did it come easily?
ahhhhhh
ahhhhhh
ahhhhhh
On whose authority
I have none over me
On whose authority
There's none that I can see
On whose authority
I have none over me
On whose authority
No one speaks to me
On whose authority
I have none over me ...
ahhhhhhh
All the tales with paper heroes
The ones who dyed the sun
And called it yellow
The ones who make you run
On whose authority
I have none over me
On whose authority
There's none that I can see
On whose authority
I have none over me
On whose authority
None that' speaks to me
On whose authority
I have none over me ...
Premières gelées de velours
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Ca y'est je crois avoir enfin saisi une des petites habitudes du quotidien que j'überquiphe : traîner tard dans la nuit, attendre que tout le monde soit couché, et pouvoir ainsi être seule dans un nouvel univers calme et sombre, étendu dans une bulle spirituelle infini. Bon pour le petit délire vaudou, c'est fait. Mais rester seul éveille, la nuit, à sa fenêtre, une clope au bec avec une musique bien planante en fond sonore est carrément une des expériences les plus transcendantales du quotidien. C'est encore mieux après un bon film de circonstance ou une super série. A ouais, par contre, à ne pas oublier : chocolat chaud ou cappuccino avec trop de cacao pour saupoudrer voir pour certaines nuits, café serré. Certains méditent à propos de leur vie aux chiottes, perso je trouve ça plus glamour la nuit à sa fenêtre.
Et justement en ce moment m'accompagnent dans mes rêveries divers groupes de la nébuleuse neo-folk, de fleet foxes à bat for lashes. Mais ceux qui ces derniers temps ont retenu mon attention sont les XX venus de Londres. Putain que ce groupe arrive au bon moment pour remettre un peu de noir, de velours et de chuchotements coquins face à cette stupide tendance de retour à l'optimisme. Et pour la première fois depuis longtemps avec eux on réussit enfin à mélanger coldwave, folk et pop dans des mélodies toutes simple. Leur rock aérien, timide, désabusé, géométrique et spatiale amène vraiment quelquechose de nouveau. Oui, leur musique semble dessiner à travers de lents tempos, peu d'effets, des successions de notes claires, assez simples, construites sur le même rythme et avec des motifs qui se répètent des figures géométriques qui s'entremêlent et se démêle sans cesse. De plus avec des titres comme "Basic Spaces", "Islands" et "Heart Skipped a Beat", leur rock semble explorer l'espace plus que le temps en se situant dans un présent infini et infiniment complexe au-dessus duquel le groupe tente de planer.
Mais si j'ai choisi de parler d'eux c'est aussi parce qu'ils viennent de déclarer la seconde guerre froide au rock. Cependant à travers cette fois, une musique débarrassée des oripeaux du punk, totalement planante. Bref à des années lumières et en même temps tellement proche des Moldy Peaches. En tout cas la question est désormais de savoir s'ils vont contribuer à l'émergence d'une nouvelle scène après le néo-rock des années 2000 avec les Strokes, les White Stripes, les Kills. Peut-être est-ce aujourd'hui au tour d'une vague plus psyché ou électro avec School of Seven Bells, MGMT, Passion Pit, The XX, Bat for Lashes, Fleet Foxes. En même temps, on s'en fout un peu.
11 décembre 2009 à 04:01
Spliff and tea, lose is total hype.
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"Tu sais ce que je fais quand je me sens trop bête ? Je fais un bruit où un truc de ce genre que personne n'a jamais osé et qu'on avait jamais vu et de cette façon, je suis sûre de redevenir unique, même si c'est qu'un instant."
Parce qu'après des mois à se persuader qu'on n'est qu'un looser et avoir ingurgité les 9 saisons de Scrubs en 1 mois, l'aboutissement logique est 1. devenir fan de Zach Braff 2. se remater Garden State 3. refuser toute tentative de socialisation extrême. Je révèle du coup ici mon addiction récente à Scrubs qui entre le (trop) cynique à la limite du répétitif Dr House et le (beaucoup) trop nian nian Seattle Grace Hospital offre une alternative vraiment intéressante. En effet, ce qui est intéressant c'est que cette série ne se perd pas dans des explications de médecine totalement alambiqués. Ca reste humain avec des personnages certes stéréotypés puisque la série est un sitcom mais qui évoluent fortement au fil des épisodes et des saisons. Mais justement ces épisodes courts engendrent un style plus incisif, plus percutants avec des dialogues absolument géniaux comme les tirades de Cox. L'humour très importants se renouvelle aussi sans cesse malgré l'importance d'un certain comique de répétition. Ouais, Scrubs c'est avant tout un style bien particulier toujours second degré et qui ne se prend jamais au sérieux. Cool, plus tard je pourrai bosser dans la pub.
Bon donc pour revenir à Garden State. Putain que ce film fait office de catharsis parfois tout en nous renvoyant à notre paumitude universellement partagée. C'est marrant en tout cas ce sentiment d'observer en un certain sens son existence dans un film. Bon en fait j'avoue j'avais rien prévu et j'écris ces quelques bribes après avoir (enfin) réussi à télécharger Garden State au lieu de bosser comme je suis supposé le faire. Dangereuse obsession que préférer se remplir d'émotions et déprimer devant un film plutôt que se remplir le cerveau.
Bon et je mets des images pour faire jolie, ça fait genre blog de parlote sérieux de type genre-intello bobo. Donc la première image, on va dire que c'est le plan classique qu'on retient du film. L'image classique du pauvre type totalement dans le décor. Yeah vive Aldous Huxley qui hante le film jusqu'au retour final fracassant de Nietzsch genre super-héros foudroyant qui fracasse tout, en hurlant que la vie est une salope de ce putain de bordel du film - oui,pour ceux qui n'ont pas compris, "l'hôtel" est un bordel - mais que c'est mieux que rien. mmmmmh on aime le pseudo-commentaire de film pseudo-philosophique de comptoir. Film générationel, ça j'en sais trop rien par contre. Peut-être lui a-t-il manqué le succès escompté, à part ça il correspond bien à une époque. A part ça dans le genre remarques décousues ce film m'a fait penser au Lauréat pour la mise en scène, le cadrage, la loose et l'égarement du personnage hors du monde. Sauf qu'ici on est plus chez les paumés du système que chez les beaufs qui ont réussi mais raté leur vie. Et puis il y'a cette curieuse ressemblance physique et dans la jeu d"acteur entre Dustin et Zach. Mais c'est aussi le sens du détail avec la télé de Sam, pleine d'empreintes digitales et de poussière, qui peut symboliser tant de choses, ainsi que le sens de la métaphore avec ces tractopelles que l'on retrouve partout, illustrant une existence en chantier, qui m'ont fait penser, encore, au Lauréat. Or si ce dernier fut un film de sa génération, Garden State l'est tout autant. Arg je me rends compte que du coup on va croire que je cherche à déterminer si ce film est un film culte à voir ou pas pour notre pauvre génération de paumés, en fait nan, je cherchais juste un mot d'esprit pour ma dernière phrase.
Bref et sinon cette photo parce que j'ai überquiphé le jeu de regard entre les deux acteurs. Un espèce de jeu où tous deux regardent en parallèle, dans la même direction, avec Sam faisant découvrir le monde à Large à travers ses yeux. Genre mythe de la caverne revisité façon empirisme anglo-saxonnien. Et puis ils ont un tel regard de paumé genre "putain qu'est-ce qui nous attend" voir "mais qu'est-ce que c'est que ce truc" ou "mais pourquoi tu fais ça" mais qu'en même temps ça ne tombe pas dans le pseudo humour intello absurde de film de série B, que ça fait que ça reste crédible, et qu'on est un peu hypnotisé par leurs regards inquiets. Regards qui par ailleurs nous inquiètent, au sens Gidien du terme, nous pauvres spectateurs ahuris.
Bref, deux trois références pseudo-intello spéciales "j'étale ma culture avec éloquence comme à science-po" plus tard : un clip sympa pour la route. Je crois que j'ai craqué sur l'idée d'avoir un laitier de 50 piges légèrement défoncé, schizo et capable de danser avec des créatures improbables. Mais sinon ce clip existe en tout plein de versions sur youtube dont une faite par des fans en pâte à modeler et stop motion.
09 décembre 2009 à 04:25
Identité Na(z)ionale et Copenhague
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Oh mon Dieu, Cantona est vraiment le footballeur le plus tripant qui ait jamais existé. Quel personnalité passionnante avec une verve légendaire, quand même c'est le seul type qui a réussi a faire chanter la Marseillaise à un stade anglais. Et en plus c'est un sale gauchiste proche de Ken Loach et du NPA. Vous vous demandez sûrement pourquoi je parle de lui, et bien parce que j'ai overkiffé quand il a dit que l'identité Française c'était d'être révolutionnaire.
'Fin bref tout ça pour parler de l'identité nationale. En effet, pour moi le débat doit être ouvert, et non nié, dans le but de pouvoir mieux intégrer les damnés de la Terre qui frappent à notre porte. En effet il s'agit de trouver une identité nationale non excluante qui puisse garantir un vivre-ensemble. C'est-à-dire qu'il faut construire une identité nationale. Et oui car contrairement à ce que l'on pense, l'identité nationale n'existe pas. Ce concept a tout bonnement été crée au 18° siècle par les intellectuels européens qui n'étaient qu'une poignée. En effet, ces derniers cherchaient à définir des éléments susceptibles de garantir l'unité d'une population ou d'un Etat une fois le souverain chassé. C'est donc à cette époque qu'ont été crée artificiellement les identités nationales des pays d'Europe puisque ce qui comptait alors avant tout c'était la région d'où l'on venait et non le pays. Et ce qui est marrant c'est que toute ces identités ont été crées sur une même grille de critères : une langue, une histoire avec des héros fondateurs mythiques (Jeanne d'Arc, Clovis...), des paysages, des traditions, une religion... Cependant le fait que l'identité nationale soit un concept abstrait ne nous dispense pas d'en faire l'économie.
Et ce qu'on peut dire c'est que cette identité ne peut-être basée sur une hypothétique culture française, une culture liée à une langue, une religion, une histoire. En effet comment un immigré pourrait-il partager ce passé auquel il n'a pas pris part ? Non l'identité nationale défendu par l'Etat doit être politique, c'est-à-dire que ce que l'on doit proposer à l'étranger qui arrive en France c'est le partage d'un présent et d'un avenir commun régi par des règles spécifiques. On doit ainsi lui proposer le partage d'un destin politique et d'un vivre-ensemble en lui expliquant le mode de fonctionnement politico-juridique de la France en l'invitant à y participer afin qu'il se sente intégrer. C'est par exemple expliquer que la France contrairement à d'autres pays prend la question sociale au sérieux, a une organisation politique spécifique, un droit spécifique et confère une grande importance à la laïcité. Aussi au lieu de demander à des immigrés s'ils connaissent la langue, la culture, la littérature française, demandons leur plutôt d'apprendre nos institutions, informons les de leurs droits, offrons leur quelque choses, ne leur demandons pas de faire quelque chose pour nous puisque la plupart du temps ils n'ont pas choisi de venir chez nous. L'Etat doit donc défendre une politique d'ouverture et d'intégration avec une identité nationale politique. Cette politique peut aussi prendre en compte des valeurs telles que liberté, égalité et enfin ce fraternité qu'on ne retrouve nul par ailleurs comme valeur nationale qu'en France.
Toutefois à côté de cette identité nationale que devrait défendre l'Etat on peut dire qu'il peut aussi exister certaines particularités du peuple français. Par exemple ses pulsions révolutionnaires, sa capacité à se révolter et son pessimisme qui est une bonne choses au regard de l'optimisme naïf dont font preuve les anglo-saxons. En effet, en France les gens sont peut-être plus déprimés qu'ailleurs mais peut-être sont-ils simplement plus réalistes ou s'informent peut-être plus sur l'Etat du monde et de leur pays. On en voit un exemple à travers la jeunesse. Y'a-t-il une jeunesse qui s'intéresse autant à la question politique que la jeunesse française ? J'en doute quand je constate l'inculture politique des ados américain. Au moins on peut-etre fiers de ça, de cette tendance à ne pas se laisser faire jusqu'au bout.
Mais cette identité nationale est toujours hypothétique alors comment la baser sur des valeurs aussi floues et polémiques que la chrétienté, les traditions, la langue qui change sans cesse ? En revanche j'aime bien la Marseillaise dans une optique plus subversive, gaucho-révolutionnaire.
En outre finalement la culture nationale n'est-elle pas à reléguer au seconde plan au regard d'autre type de cultures comme la culture de classe (c'est ce que prônait marx avec l'internationalisme prolétarien). En effet, finalement en tant qu'étudiant, je partage beaucoup plus avec un étudiant hongrois ou même iranien qui vit au quotidien les mêmes tracas ou bonheurs que moi, qu'avec un agriculteur français du fin fond de la creuse ! Or à l'heure de la construction de l'Europe, ce sont peut-être plutôt ces identités là qu'il faut mettre en avant.
Bon et sinon le lien est tiré d'un opéra rock sur la Révolution Française, c'est trop stylé. Super gnangnan par moment avec des paroles dignes de Mozart l'opérat rauque, mais aussi avec des passages très seventies presque pinkfloydien et en plus Bashung joue Robespierre. Bref, que du bonheur.
Ah ouais et juste pour Copenhague c'était pour crier à l'arnaque mais en fait j'avais pas vraiment d'idée, je désirais juste profondément hurler à al face du monde mon pessimisme quant à un accord efficace. Et j'en ai marre de voir les trois guignols aux info que sont yann arthus-bertrand, hulot et nicolas vannier, j'en gerbe.
























